Origines du Devon Rex
Une mutation découverte dans le Devon
Le Devon Rex est né d'une mutation génétique spontanée découverte en 1960 dans le comté du Devon, en Angleterre. Un chaton aux poils bouclés fut trouvé près d'une mine abandonnée à Buckfastleigh — son père était probablement un chat sauvage aux poils ondulés observé dans la zone. Ce chaton, baptisé Kirlee, fut croisé avec des femelles domestiques pour établir la race.
Contrairement au Cornish Rex (également découvert en Angleterre une décennie plus tôt), le Devon Rex et le Cornish Rex portent des mutations différentes sur des gènes différents — les croiser ne produit pas des chatons rex, contrairement à ce qu'on pourrait attendre.
Morphologie : le lutin félin
Le Devon Rex est immédiatement reconnaissable : tête triangulaire avec des pommettes saillantes, un museau court, des oreilles démesurément grandes et basses, de grands yeux en amande, et un corps fin et musclé. Son pelage court et bouclé (frisettes) couvre irrégulièrement le corps — certaines zones sont presque nues. Cette apparence de lutin ou d'elfe lui vaut des surnoms comme « chat extraterrestre » ou « pixie cat ».
Caractère
Un clown social et affectueux
Le Devon Rex est l'un des chats les plus extravertis et joueurs du monde félin. Il est constamment en mouvement, toujours partant pour un jeu, une acrobatie ou une investigation. Son niveau d'énergie reste élevé bien au-delà de l'âge adulte. Il adore les humains — tous les humains — et accueille les étrangers avec autant d'enthousiasme que sa famille.
Sa caractéristique la plus remarquable : il se comporte davantage comme un chien que comme un chat. Il apprend son nom, répond à l'appel, se promène en laisse, rapporte des jouets et suit son propriétaire dans tous ses déplacements avec la dévotion d'un Labrador.
Santé
Espérance de vie : 9 à 15 ans. Points de vigilance :
- Myopathie du Devon Rex (spasmes musculaires) : faiblesse musculaire héréditaire spécifique à la race.
- Hypotrichose : perte de poils excessive dans certaines lignées.
- Cardiomyopathie hypertrophique : comme la plupart des races félines.
FAQ
Son pelage réduit disperse moins de poils dans l'environnement, mais il produit toujours la protéine Fel d1 dans sa salive et ses glandes sébacées. Certains allergiques le tolèrent mieux, mais ce n'est pas garanti.
Absolument. Sa nature sociale intense le rend difficile à garder seul. Un deuxième chat ou un chien de compagnie est vivement recommandé si vous travaillez à plein temps.
Entre 700 et 1 500 €. Les individus sans zone nue trop étendue et aux boucles bien définies sont généralement plus chers.